En coup de vent, comme il claque une porte, il vient lui dire Adieu. Elle s'est faite avoir par le temps. Un jour, il y a déjà longtemps, il l'a cueillie, sa brune, sur le bord d'une gare, puis l'a emmenée dans son coeur. Elle n'était qu'une petite fleur, un peu triste, un peu fatiguée, avant, qui n'avait pas envie de s'ouvrir, jusqu'à ce que. Il l'a aimée, un peu, beaucoup, puis pas du tout. Lorsqu'il se réveillait, il apercevait son soleil de sourire, lorsqu'il s'endormait c'était au son de ses éclats de rire. Un peu de rosée le matin, puis un peu trop arrosée le soir, quand elle s'en allait rôder dans le noir & se couchait tard. Mais il n'est plus là pour la voir complètement ivre au point de briser son verre comme un éclat de rire. Elle n'est plus qu'une petite fleur fanée, un peu, beaucoup; & il décide maintenant de lui faire la bise sur les deux joues. Après tout elle n'était qu'une fleur, parmi tant d'autres, et avec le temps, son parfum s'était affadi. Ainsi soit-il. Il la laisse ici. Loin de tout, et surtout loin de lui. Là où le vide reste comme les nuits; blanches comme de la poudre, ou comment peut-on se noyer dans son café noir et ne plus jamais se réveiller. Quand l'amour gèle en plein été, quand la mécanique du coeur s'enrhume, quand il n'y a dans l'air qu'un parfum de souvenirs; il laisse tout tomber pour une autre brune ..